Le GR65 est-il difficile ? C’est l’une des questions les plus fréquentes des futurs pèlerins qui envisagent de partir sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Le Puy-en-Velay. Bonne nouvelle : la Voie du Puy est accessible à la majorité des marcheurs, à condition d’être correctement préparé.
Entre les plateaux volcaniques du Velay, les paysages sauvages de l’Aubrac, les vallées du Lot et les collines du Pays basque, le GR65 offre une aventure exceptionnelle. Mais quelle est réellement sa difficulté ? Voici tout ce qu’il faut savoir avant de partir.
Le GR65 : un chemin de difficulté moyenne
Le GR65, également appelé Via Podiensis ou Voie du Puy, relie Le Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port sur environ 750 kilomètres. Selon les spécialistes de la randonnée et du pèlerinage, il est généralement classé comme un itinéraire de niveau intermédiaire ou de difficulté moyenne.
La difficulté du GR65 ne réside pas dans sa technicité. Les sentiers sont bien balisés, les passages dangereux sont rares et l’orientation est généralement facile. En revanche, c’est l’accumulation des kilomètres jour après jour qui constitue le principal défi.
Les principaux facteurs de difficulté du GR65
1. La distance totale
Avec près de 750 kilomètres entre Le Puy-en-Velay et Saint-Jean-Pied-de-Port, le GR65 représente un véritable défi d’endurance. Selon votre rythme, il faut compter entre 4 et 6 semaines pour parcourir l’ensemble de l’itinéraire.
La plupart des pèlerins marchent entre 20 et 25 kilomètres par jour. Cette distance peut sembler raisonnable sur une journée, mais elle devient plus exigeante lorsqu’elle est répétée plusieurs semaines d’affilée.

2. Le dénivelé cumulé
Le GR65 n’est pas un chemin de montagne, mais il est loin d’être plat. Selon les sources, le dénivelé positif cumulé se situe entre 12 000 et 18 000 mètres sur l’ensemble du parcours.
Les montées et descentes se succèdent sans cesse, notamment :
- Dans le Velay dès les premiers jours ;
- Sur le plateau de l’Aubrac ;
- Dans la vallée du Lot ;
- Dans le Pays basque à l’approche de Saint-Jean-Pied-de-Port.
Cette succession de reliefs fatigue davantage les jambes que ne le laisserait penser l’altitude relativement modeste du parcours.
3. Les premières étapes sont souvent les plus exigeantes
Beaucoup de pèlerins sont surpris par la difficulté des premiers jours.
Dès la sortie du Puy-en-Velay, les montées s’enchaînent. La première étape vers Saint-Privat-d’Allier compte environ 24 kilomètres avec près de 600 mètres de dénivelé positif.
Or, c’est précisément à ce moment que le corps n’est pas encore habitué à porter le sac à dos ni à marcher plusieurs heures d’affilée. Les douleurs musculaires et les ampoules apparaissent souvent pendant cette période d’adaptation.

4. Les conditions météorologiques
La météo peut considérablement augmenter la difficulté du GR65. Sur l’Aubrac, les marcheurs peuvent rencontrer :
- du vent fort ;
- du brouillard ;
- des températures fraîches même au printemps.
En été, la chaleur peut devenir éprouvante dans certaines portions du Lot, du Gers ou du Pays basque.
Le GR65 est-il accessible aux débutants ?
Oui, le GR65 est tout à fait accessible à un débutant en bonne condition physique.
De nombreux pèlerins effectuent leur premier grand voyage à pied sur la Voie du Puy. Les retours d’expérience montrent qu’une préparation progressive et un rythme adapté permettent à la plupart des marcheurs de réussir leur aventure.
L’essentiel est de commencer doucement, éviter de porter un sac trop lourd, prévoir des étapes adaptées à son niveau et d’écouter son corps.

Comment réduire la difficulté du GR65 ?






